Article mis à jour le 7 juillet 2024
- Les causes les plus courantes de la perte des feuilles
- La déshydratation
- Les maladies et les parasites
- Le climat
- Le manque de luminosité
- Le stress de la transplantation
- Adapter son arrosage selon le climat
- Tailler régulièrement l’olivier
- Fertiliser chaque année
- Traiter l’arbre contre les maladies
- Prévoir une phase d’adaptation lors de la transplantation
- Choisir un bon emplacement
L’olivier est un arbre résistant emblématique de la Méditerranée qui peut vivre des milliers d’années ! Pourtant, il n’est pas invulnérable et la perte de feuille est un symptôme révélant la mauvaise santé de l’arbre. Cela peut être dû à une mauvaise couverture de ses besoins primaires comme à une maladie ou un parasite. Heureusement, il y a des solutions concrètes pour revigorer un olivier planté en sol ou en pot.
Les causes les plus courantes de la perte des feuilles
La déshydratation
Malgré le fait que l’olivier est habitué au climat chaud de la Méditerranée, les épisodes de sécheresse peuvent affaiblir votre arbre s’il n’est pas assez arrosé. En cas de manque d’eau, l’organisme de l’arbre va faire des économies d’eau et moins alimenté les feuilles. Les nouvelles feuilles vont moins se développer et les autres feuilles risques de se dessécher puis de tomber.
Le stress hydrique d’un olivier peut aussi avoir pour effet de diminuer la qualité des olives produites. Pour savoir si votre arbre souffre de déshydratation, analyser l’état du sol autour de l’arbre. S’il est très sec, il y a de forte chance que vous ne l’arrosez pas assez.
Les maladies et les parasites

Les oliviers peuvent être sujets à de nombreuses maladies. Elles prennent la forme de champignons ou d’insectes parasites qui vont affaiblir l’arbre. Les symptômes se manifestent par des taches, des pustules ou des verrues sur les feuilles ou sur les branches de l’arbre.
Les parasites les plus courants chez les oliviers sont la fumagine, la cochenille, l’otiorhynque et l’œil de paon. Ce dernier est en particulier très commun. Ce champignon diffuse ses spores grâce au vent et empêche la photosynthèse de fonctionner en faisant tomber les feuilles.
La mouche de l’olivier est un insecte dépendant de l’olivier. Une femelle pond en moyenne 300 œufs dans les olives de l’arbre. Quand elles atteignent l’âge adulte, les larves des mouches vont transpercer le fruit et le faire pourrir au sol. Dans le cas de la fumagine, elle provoque une moisissure reconnaissable par les traces noires étendues qu’il laisse sur les feuilles de l’olivier.
Le deux autres maladies citées plus haut sont causées par des insectes parasites. Par exemple, la cochenille est un insecte minuscule qui suce la sève de l’arbre tout en laissant des sortes de capsules noires dans le dos des feuilles. L’otiorhynque, quant à lui, est un insecte nocturne qui mange les feuilles de l’olivier.
Le climat
Le climat et les températures influencent le développement des oliviers. Lors des fortes températures, l’arbre accélère sa floraison et la production de fruits. Le mauvais côté est le risque plus élevé de déshydratation pour l’arbre à cause des hautes chaleurs. Il faut donc faire attention au niveau d’eau en automne et en été, période où les sécheresses et pénuries d’eau sont plus fréquentes.
Les températures basses sont aussi une explication au problème de défeuillage. En effet, le froid ralenti la croissance et la production des feuilles. Les gelées hivernales fragilisent aussi les feuilles. Lors de fortes averses, la pluie endommage le feuillage et les bouts des branches. Cet ensemble d’aléas climatiques fragilisent les feuilles de l’olivier qui sont alors plus enclines à mourir.
Le manque de luminosité
L’olivier est un arbre qui n’est pas exigeant mis à part qu’il requiert beaucoup de lumière. Pour les arbres récemment plantés dans le sol, il peut avoir un temps d’adaptation au nouvel emplacement et aux conditions d’éclairage. L’arbre va faire tomber ses veilles feuilles pour en faire pousser de nouvelles. Les signes d’un mauvais emplacement lumineux peuvent se manifester par des feuilles pâles ou un arbre qui pousse dans une seule direction.
Le stress de la transplantation
La transplantation d’un olivier du pot à la terre peut se révéler stressante pour l’arbre. Son métabolisme doit s’adapter à une exposition, une terre et un emplacement différent. Si l’opération est mal réalisée, les racines peuvent être endommagées. Il est important de faire attention à la manière de transplanter votre olivier ainsi que la saison à laquelle vous le faites. Le printemps est la période idéale car les bourgeons ne risquent pas de geler et l’air n’est pas sec ni froid.
Les solutions pour que l’olivier retrouve ses feuilles
Adapter son arrosage selon le climat
Pour arrêter le défeuillage et avoir un olivier en bonne santé, il faut éviter à tout pris la déshydration. Selon le temps et la saison, adaptez la quantité d’eau que vous donnez à votre olivier. Il est conseillé d’arroser soit le matin ou le soir et avec de l’eau de pluie si cela est possible. Un jeune olivier doit être arrosé une fois par semaine contre une fois toutes les deux semaines pour un vieil olivier. Attention à ne pas trop arroser, cela favorise l’apparition de champignon qui peuvent faire pourrir les racines de l’arbre.
Tailler régulièrement l’olivier

La taille régulière de l’olivier permet de prévenir l’apparition de maladie sur l’arbre. Une fois par an minimum, réalisez une taille d’entretien en coupant les feuilles et les branches endommagées afin d’avoir une meilleure repousse. Le fait de tailler améliore aussi la circulation de l’air dans le centre de l’arbre.
Pour que le taillage soit bénéfique, il faut le faire au printemps. En effet, l’olivier ne doit absolument pas être taillé quand il fait froid ou quand les fleurs sont déjà apparues. Si vous habitez dans le sud de la France, vous pouvez commencer à tailler dès fin février.
Fertiliser chaque année
La fertilisation de l’olivier permet de le garder sain et d’améliorer sa croissance. Privilégier un engrais pour arbres fruitier qui apportera les nutriments essentiels à votre arbre comme l’azote, le phosphore et le potassium. Pour plus de précision sur l’engrais spécifique et la quantité à utiliser, demander conseil à un spécialiste.
Traiter l’arbre contre les maladies
Quand vous avez identifié le parasite ou le champignon présent sur votre olivier, il faut le traiter au plus vite. Avant toute chose, il faut enlever les parties malades de l’arbre pour éviter une contagion. Il y a le choix entre des produits chimiques ou biologiques. Les produits biologiques sont plus lents à agir mais on l’avantage d’être plus sain pour l’arbre et l’environnement.
Un olivier peut être atteint par des champignons comme la fumagine, l’œil de paon ou la cercosporiose. La bouillie bordelaise est souvent conseillée en prévention des parasites. Ce traitement naturel à base de cuivre est efficace contre les champignons parasites. La cochenille se traite par la pulvérisation d’un traitement phytosanitaire, c’est-à-dire un traitement contre les parasites sur les organismes végétaux. Pour se débarrasser de l’otiorhynque, un bon insecticide sera nécessaire.
Pour se débarrasser des coléoptères (petit scarabée) comme l’orthorhynque, un bon insecticide sera nécessaire. Si vous avez des mouches de l’olivier, il faut poser des pièges à mouche avec de l’attractif ammoniacal. Sinon, les mouches arrêtent de pondre à partir de 30 degrés mais il vaut mieux privilégier un traitement pour être sûr de s’en débarrasser.
Prévoir une phase d’adaptation lors de la transplantation
Pour que l’arbre s’habitue au mieux à son nouvel environnement, commencez par mélanger du terreau avec la terre du pot dans lequel il était. Il faut effectuer la replantation le plus rapidement possible pour que l’olivier ne se retrouve pas sans contenant trop longtemps.
Choisir un bon emplacement

En cas de manque de lumière, il est conseillé de changer d’endroit votre olivier. Dans l’idéal, il faut planter votre arbre plein sud pour assurer une exposition au soleil toute la journée. En plus du critère lumineux, le sol ne doit pas être humide. Un terrain sec de type calcaire et argileux est à privilégier. Les oliviers supportent peu l’humidité.
Évitez de le placer dans un endroit où il y a beaucoup de courant d’air. En effet, le froid et le vent risque de faire geler l’arbre en hiver et certains parasites se propagent par le vent.

