Le pothos se distingue par sa résistance et sa capacité à s’adapter à presque tous les espaces. Peu exigeant, il peut être cultivé en pot ou même en hydroculture. Pour bien le maintenir en forme, quelques gestes suffisent, à condition de connaître ses besoins en matière de plantation, d’entretien ou de rempotage.
Ce qu’il faut savoir sur le pothos
Le pothos est une plante d’intérieur, originaire des forêts humides d’Asie du Sud-Est. Là-bas, il pousse au sol, puis grimpe sur les troncs. Il ne se développe ni en plein soleil, ni dans des lieux trop secs. Ses feuilles épaisses lui permettent de supporter des périodes de sécheresse modérée et il ne tolère pas les excès d’eau stagnante.
Sa croissance dépend de cette capacité à s’installer dans des recoins humides et tempérés, sans nécessiter une attention constante. Ses racines aériennes, qui naissent à chaque nœud de ses tiges, montrent qu’il cherche naturellement à s’accrocher.
Planter le pothos dans un terreau qui respire
Sélectionner la plante idéale
Il faut vérifier que les racines du spécimen que vous allez acheter ne soient ni sèches ni abîmées, et que la plante ne présente pas de signes de stress, comme des feuilles jaunies ou flétries.
Opter pour un sol drainant mais pas sec
Les racines du pothos ont besoin d’un sol meuble, capable de retenir l’humidité sans devenir compact. Un mélange composé d’un terreau léger enrichi d’un peu de sable grossier ou d’un autre matériau aéré, lui permet de respirer. La terre doit rester souple au toucher, sans former de croûte en surface.
Lorsque l’on arrose, l’eau doit pouvoir être absorbée sans difficulté. Si elle reste en surface ou s’accumule au fond du pot, les racines s’asphyxient. Cette stagnation d’eau entraîne souvent un jaunissement des feuilles ou des zones molles à la base de la tige.
Le contenant
Un pot trop vaste ralentit l’enracinement, car les racines cherchent à combler l’espace au lieu de nourrir la tige. À l’inverse, un pot trop étroit bloque le développement général. Il faut trouver le juste milieu : un récipient légèrement plus large que la motte d’origine, percé dans le fond afin de permettre à l’excédent d’eau de s’écouler.
Un jeune pothos acheté, cultivé dans un godet en plastique, peut ensuite être installé dans un pot en céramique de deux à trois centimètres plus large. Cela suffit pour qu’il s’ancre, s’étende et commence à former ses longues tiges.
Arrosage et entretien du pothos

En été, lorsque les journées sont longues et les pièces chaudes, la terre se dessèche plus vite. En hiver, elle reste humide plus longtemps. Pour savoir si votre pothos a besoin d’être arrosé, le mieux est de toucher la terre et déterminer si les deux premiers centimètres sont secs. Si c’est le cas, alors il est temps d’arroser.
Lorsque la terre colle au doigt, il faut attendre. Quand elle devient friable, un arrosage peut être fait. Cette méthode évite les excès qui provoquent souvent plus de dégâts qu’un oubli occasionnel. Les racines du pothos ne supportent pas les arrosages trop abondants ou trop fréquents. Elles gonflent, puis pourrissent et la plante finit par mourir. Pour entretenir le pothos, il suffit de veiller à maintenir une humidité modérée autour de la plante sans excès d’eau.
Un nettoyage régulier des feuilles aide à préserver leur éclat et améliore leur capacité à capter la lumière. Enfin, il convient d’éviter les courants d’air froids qui peuvent ralentir la croissance de la plante.
Qu’en est-il de l’exposition ?
Une lumière directe brûle les feuilles du pothos, surtout celles des variétés les plus claires. Il ne supporte pas non plus d’une obscurité prolongée. Placé dans un coin trop sombre, il dépérit. Ses tiges s’allongent à la recherche d’une lumière absente, ses feuilles deviennent plus petites et perdent leur couleur vive.
L’idéal se trouve entre les deux. Une fenêtre orientée vers le soleil, couverte d’un rideau fin, offre une lumière douce qui stimule sa croissance sans l’agresser. Posé sur une étagère dans une pièce lumineuse, il déploie ses tiges avec régularité.
Le rempotage de la plante
Avec le temps, les racines remplissent le pot et deviennent denses, ce qui ne favorise pas une bonne absorption de l’eau. La plante semble avoir soif, même juste après un arrosage. Ce signe indique souvent qu’elle a besoin de plus d’espace. Si, en retournant le pot, on voit des racines qui commencent à sortir du fond, il est temps de lui offrir un nouveau contenant. Le meilleur moment pour le faire est au printemps, lorsque la croissance reprend. La plante est alors prête à s’adapter à un nouveau volume de terre, à produire de nouvelles pousses et à se développer pleinement.
Rempoter, ce n’est pas seulement changer de pot. C’est aussi renouveler la terre, aérer les racines et parfois éliminer les parties endommagées. Une fois replanté, le pothos montre souvent une nouvelle vigueur. De jeunes feuilles apparaissent, les tiges s’allongent et le feuillage retrouve sa densité.
Bouturer le pothos
La multiplication du pothos ne demande ni savoir-faire extraordinaire ni matériel compliqué. Il suffit de couper une tige saine, portant au moins un nœud et de la mettre dans un verre d’eau ou un petit pot rempli de terre humide. En quelques jours, de fines racines vont apparaître. Puis la tige va commencer à produire de nouvelles feuilles.
On laisse la plante grandir à son rythme, en l’aidant juste quand c’est nécessaire.

