Baisse de la natalité en France : les causes du manque de naissance

Illustration représentant la baisse de la natalité

Article mis à jour le 7 juillet 2024

La famille en France est en crise. Les naissances sont revenues à la baisse d’année en année depuis l’année 2019. Notre pays pouvait s’enorgueillir depuis la fin de la seconde guerre mondiale d’être le plus fécond d’Europe. Mais depuis plus de cinq ans, on constate que le phénomène s’inverse alors que la population vieillit. Cet article vous propose de connaître les causes profondes de la baisse de la natalité en France.

Les contraintes économiques au premier plan de la baisse des naissances dans l’Hexagone

Le covid 2019 est vraiment le point de départ de l’inversion de la courbe des naissances en France. La crise sanitaire a montré les limites de l’économie mondiale. L’inflation des prix et la vie plus chère sont synonymes de peur pour l’avenir. Dans ce contexte où l’économie connaît l’une des plus grandes crises depuis l’ère industrielle, l’automatisme est direct. Cela se traduit par une volonté d’épargner plus pour affronter l’avenir. Ce sentiment de peur s’explique aussi par l’idée qu’un nouveau bébé dans la famille, c’est un budget financier en plus.

Ce constat psychologique est largement répandu dans notre société. Du coup, les naissances baissent quand le marché concernant les biens de consommation pour la vieillesse explose. C’est ce que l’on nomme la « Silver Économie ». Un phénomène concomitant à la génération du Papy Boom.

Privilégier les études et la carrière professionnelle ne prédestinent pas à devenir rapidement parents

Amphithéâtre dans une université rempli d'étudiants

Ce phénomène observable depuis plus d’une quinzaine d’années est aussi la conséquence de la crise des Subprimes en 2008. Il s’inscrit sur la durée et perdure jusqu’à aujourd’hui. C’est simple, le coût des études pour les jeunes ainsi que la volonté de fournir des efforts pour avoir un bon métier passe avant le fait de devenir papa ou maman. On constate que le fait d’avoir une bonne situation économique et professionnelle sont liés ensuite à la volonté d’être parent. La stabilité est donc un critère qui est ancrée dans la tête de beaucoup de Français. Du coup, devenir parent devient un objectif ultérieur.

On constate donc que les Français ont tendance à devenir parent beaucoup plus tard. Car à la fin des études qui peuvent être longues, il faut aussi trouver un bon travail. Il n’est donc pas rare aujourd’hui d’avoir son premier enfant à 40 ans. Ce qui laisse peu de place et de chances aux grandes fratries.

La montée en flèche de l’individualisme

Couple en instance de divorce

Le mariage est en crise dans la société française. L’explosion des divorces a eu une conséquence forte sur l’institution de l’union matrimoniale. La peur de s’engager, le concubinage éphémère ainsi que l’individualisme jouent sur le taux des naissances en France. Pour qu’un pays maintienne un bon taux de natalité, il faut en moyenne trois enfants par famille. Les deux premiers sont censés combler la génération des parents et le troisième est celui qui joue sur l’augmentation de la population. Car en face de cette statistique, il faut aussi prendre en compte le taux de mortalité.

La baisse de la natalité est donc aussi liée à la crise du mariage.

La suppression progressive des aides sociales plombe la natalité

La stimulation de la natalité en France fut depuis l’après-guerre jusqu’en 2019 motivée par les aides sociales. Les allocations familiales plus que généreuses dans notre pays ont été d’un soutien monstre pour accompagner les familles. Il faut dire que les aides financières octroyées par enfant supplémentaire ont un impact conséquent sur le budget familial. Elles aident et accompagnent les familles à pourvoir à leur besoin sans trop de difficultés.

L’année 2021 signe un tournant de taille. La France s’endette suite à la crise sanitaire et est dans l’obligation de serrer la ceinture. Les aides dépendent de plus en plus du revenu fiscal du foyer et ne sont plus octroyées au-delà d’un certain seuil de revenu. Moins généreux, le système social induit forcément une nouvelle baisse de la natalité

Quelles solutions pour que la natalité augmente de nouveau en France ?

Concept de natalité : cigogne transportant un enfant

L’avenir est sombre et le monde n’est pas sur un fleuve tranquille. Stimuler la natalité lorsque la crise alimentaire mondiale et l’inflation sont bien installées est un pari très difficile. Il n’y a que l’ouverture des frontières en faisant appel à une population jeune qui est susceptible d’inverser la tendance. Cependant, les politiques protectionnistes n’encouragent pas le phénomène.

La baisse de la natalité est donc une réalité au sein des économies industrialisées et même dans des pays en développement. Dans un monde incertain et en mutation, il sera donc très difficile de stimuler les naissances.

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