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Bilboquet Magazine | 20/09/2018

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L’inventeur des codes PIN et PUK meurt bloqué dans un ascenseur

L’inventeur des codes PIN et PUK meurt bloqué dans un ascenseur

Le corps sans vie de Vlad Puk, le tristement célèbre co-inventeur des codes PUK et PIN, a été retrouvé dans son ascenseur personnel. L’ingénieur a tragiquement perdu la vie après être resté bloqué 76 heures dans l’appareil en panne. Il avait oublié le code qu’il avait configuré pour sortir par la trappe de secours.

« Le plus gros relou de la téléphonie mobile »

Vlad Puk était né à Saint-Petersbourg en 1952. Fils d’un fabriquant de boucliers mongols et d’une ingénieure radio de l’Armée Rouge, il s’était dédié très vite à la protection des télécommunications. Sa première invention, la cabine téléphonique sur mirador, avait connu un petit succès en Russie mais aussi auprès de certaines mairies françaises comme Orange et Vitrolles. C’est toutefois l’avènement des téléphones portables qui propulse sa carrière. Puk pose ses valises en France et se voit confier un financement conséquent par Charles Pasqua pour lancer le programme de sécurité téléphonique militaire « Allô Maman Bobo ». Le Barberry, un téléphone satellitaire recouvert de fils de fer tranchants, voit le jour et équipe l’armée de Terre pendant la guerre du Golfe. Il ne tombera jamais entre les mains de l’ennemi.

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« Quel est le nom de ton premier animal de compagnie ? », c’est avec cette question qu’Elizabetha avait réussi à briser la méfiance naturelle de Vlad Puk.

La femme qui fait tout changer

Mais le vrai tournant, dans la vie de Vlad Puk, est sa rencontre avec Elizabetha Pinsbottock-Butterwattle. La cryptologue anglaise, avec qui il entame une romance de plusieurs années*, l’initie aux joies des mots de passe, tandis qu’il la convertit à l’art de la protection téléphonique. De leur idylle naissent les codes PIN et PUK, ainsi que trois enfants. Grâce aux codes révolutionnaires de Puk et Lady Pin, on estime que plus de 3 millions de portables par an sont bloqués malencontreusement par leurs utilisateurs étourdis, un chiffre que Puk aimait beaucoup à rappeler.

Le mot de passe de trop

Après sa séparation douloureuse avec Pinsbottock-Butterwattle, Puk avait basculé dans une addiction aux codes. Dans sa grande et solitaire « Crypto-Villa », Puk avait fait installer un code à 4 chiffres sur chaque interrupteur, sur les ampoules, la porte du frigo, le bac à glaçons, le four, la chaleur tournante et la pyrolyse, les feux de la gazinière, l’évier, le robinet, le siphon, la baignoire, le lavabo, le miroir, les cotons tiges, la tête de lit, la veilleuse, le matelas, le carrelage, la porte d’entrée de la salle de contrôle des codes située au 3ème étage, l’ascenseur qui permettait d’y accéder et la trappe de secours de l’ascenseur. Il aurait oublié ce dernier code et serait resté bloqué après qu’une panne de courant ait stoppé l’engin. Une autopsie, de l’ascenseur, a révélé que le code était tout simplement 0000.

*sur la vie incroyable de la « Password Diva », voir le beau documentaire de Lionel Flanchepas, « Entre 8 et 12 lettres ».

Crédit photo : Andrew Butko, Wikimedia Commons (Viviana Sofronitsky)

Commentaires

  1. Haha, j’adore cette histoire !

    Il avait qu’à pas oublier son code PUK l’autre 😀

    Noémie

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