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Bilboquet Magazine | 15/12/2017

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5 commentaires

Deux ours en peluche réintroduits dans les Pyrénées

Deux ours en peluche réintroduits dans les Pyrénées

Au cœur de la forêt encerclant la vallée de Lalinde-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées), l’émotion était palpable ce matin pour les quelques rares privilégiés qui assistaient à la scène. Michka et Steiffi, deux ours en peluche fraîchement débarqués de leur Slovénie natale, découvraient en effet timidement leur nouvel environnement.

Disparus depuis 1992

Le dernier ours en peluche (ursus dudus ou plus communément « Nounours ») avait disparu des Pyrénées en 1992 et de nombreuses associations n’avaient eu depuis de cesse de réclamer la réintroduction de cet animal fragile, « trop mignon » et « tout doux », comme le précise Gaspard Cheval, directeur de « Un doudou pour les Pyrénées », l’association à l’origine de l’opération de ce matin. Mais que la route fut longue !

Au début du XXème siècle, la population d’ours en peluche se comptait en milliers dans le seul département des Hautes-Pyrénées. A l’inverse de son cousin, l’ours normal, l’ours en peluche ne possède quasiment pas de muscles, aucune dent, ni de griffe, ni quoi que ce soit d’un tant soit peu menaçant. Une faiblesse immense qui en a fait une victime facile une fois venue la mode « apocalyptique » (G. Cheval) de l’offrir aux jeunes enfants. Prises d’assaut par des braconniers de moins de six ans, les Pyrénées se sont peu à peu vidées de leur population ursinopeluchienne.

Triste témoignage d'un passé qu'on voudrait croire oublié : Lalinde-de-Bigorre, 1919, le village célèbre la capture d'un ours en peluche.

Triste témoignage d’un passé oublié : Lalinde-de-Bigorre, 1919, le village célèbre la capture d’un ours en peluche.

 

Le drame des ours en peluche domestiqués

Un changement d’habitat souvent fatal pour les ours en peluche. Couverts de bave, serrés jusqu’à l’étouffement, passés à la machine, c’est en effet un véritable calvaire qui attend les nounours domestiqués, habitués aux grands espaces et à leur liberté. D’un naturel particulièrement doux et digne, leur plainte est silencieuse, alors qu’on ne compte plus les pattes et les yeux arrachés par des petits maîtres cruels.

Un destin que ne devraient heureusement pas connaître Michka et Steiffi. Une large zone de la forêt leur est réservée exclusivement, et les gardes-chasse ont reçu l’ordre de tirer à vue sur tout enfant qui entrerait dans le périmètre. Pour que l’histoire barbare ne se répète pas.

encadréours

Photo : http://www.voyagesphotosmanu.com/

Commentaires

  1. je voudrais vous faire part d’une cause essentielle , la sauvegarde des marmottes à l’ humour salace

    decouvrez moi et invitez moi, he ferais des yodel pour vous

    grussgott.net

  2. Cela n’avait que trop duré… ce silence complice sur le vrai martyre des zourslovènes…
    Heureusement pour eux, cette petite communauté immigrée a su de tout temps serrer les coudes (et les neurones) ^(*.*)^ comme peuvent en témoigner ses nombreux admirateurs, fascinés par leur activisme de tous les instants (é c pe 2 le dire)

  3. je plussoie vastement
    (é c pe 2 le dire)

  4. je me permets de signaler que la principale filière de réintroduction des zourslovènes à Paris fait un boulot magnifique depuis déjà plusieurs années.
    (cela méritait d’être dit)( é c pe…)
    merci Annie !

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